Couverture temporaire Défaire

Genèse : Défaire

Défaire : Autopsie d’une transition

Projet : Défaire
Horizon : 2028

L’Étincelle : Un rêve et une absence

Tout a commencé par un rêve. Un de ceux dont le scénario est absurde — une histoire de fluide expérimental pour protéger un bateau — mais dont l’empreinte émotionnelle reste collée à la peau au réveil. Dans ce rêve, il y avait ce père qui jetait toutes ses économies dans une invention vaine. En le décortiquant, j’ai réalisé qu’il ne s’agissait pas de bateaux, mais de transmission. De ce qu’un père lègue à son fils, même quand ce legs est devenu un fardeau ou une erreur.

J’ai jeté le décor du rêve, mais j’ai gardé le cœur : cette relation ambiguë, complexe, où l’amour et l’incompréhension se télescopent.

La Mutation : Du fluide au Verre

Le projet a connu sa phase de chaos. J’ai exploré plusieurs pistes avant de trouver le « clic » narratif : la Saison du Verre. Pour que le conflit entre le père et le fils soit total, il fallait que le monde lui-même change ses règles du jeu.

  • L’abandon : J’ai écarté les récits trop classiques de survie pour me concentrer sur une idée plus dure : le père n’est pas « méchant », il est simplement obsolète.
  • La contrainte : Faire du fils le détenteur du savoir (via des Veilleurs) alors qu’il n’a que 8 ans. C’est ici que le titre est devenu une évidence. Il ne s’agit pas de construire, mais de Défaire les nœuds d’une éducation inadaptée.

L’Ambiance : Le silence de la thérapie

Si mes précédents livres avaient une signature sonore industrielle ou mélodique, DÉFAIRE s’ancre dans quelque chose de beaucoup plus spécifique. Ce n’est pas un bruit, c’est une atmosphère.

C’est cette tension feutrée que l’on ressent dans une thérapie de groupe. Ce moment où les mots pèsent, où le silence entre deux personnes en dit plus que les cris. C’est l’ambiance d’une pièce où l’on déballe des vérités inconfortables sous une lumière crue. Le monde de Verre sera ce miroir tendu à la relation père-fils : translucide, coupant, et impossible à ignorer.

Esthétique et Rupture

Pour mon 9ème ouvrage, je voulais casser mes propres codes.

  • Le Titre : Adieu les structures complexes, place à un verbe sec.
  • La Typo : J’ai choisi Zeyada. Une police nerveuse, presque griffonnée, qui vient heurter la solidité de l’EB Garamond. C’est la trace de l’enfant sur le vieux monde.