Genèse : Protocole d’Inexistence

La manufacture de l’effacement

« On ne guérit pas de ce qui nous a formés. On apprend seulement à construire sur les ruines, en espérant que le ciment soit plus fort que l’ombre qui l’a précédé. »

La Graine-Idée : L’excellence par la douleur

L’impulsion est venue de la lecture du Lion de Macédoine de David Gemmell. J’ai été fasciné par la rigueur et la dureté de l’entraînement spartiate. J’ai voulu transposer ce modèle à une échelle galactique, mais à « ma sauce » : sans le vernis de l’héroïsme. Sur la planète-usine Ghenna, la survie n’est pas un droit, c’est un culte de la douleur dédié à « l’Équation Suprême ».

Le Concept Systémique : Le Sillon vs Le Sync

Le cœur de ce monde repose sur une technologie invasive de contrôle mental. Là où le reste de la galaxie utilise le Sync (une interface de navigation mentale active), Ghenna utilise le Sillon.

  • Le Sillon : C’est une interface rustique mais totale qui permet aux instructeurs de réécrire les souvenirs.
  • L’Effacement : Pour créer le soldat parfait, il faut briser l’individu. Dantès, le protagoniste, est le pur produit de ce système : un homme dont l’humanité a été fracturée par un meurtre rituel, un acte ensuite « lissé » par le Sillon pour garantir une loyauté absolue.
  • Le Conflit de Fréquence : Le récit explore le moment où ce conditionnement fissure. Face au confort et à la lumière de la planète Selene, les souvenirs « effacés » reviennent sous forme de glitchs visuels.

Pourquoi cette approche ?

Protocole d’Inexistence est une plongée dans la science-fiction de l’extrême. C’est une réflexion sur l’identité : reste-t-il quelque chose de nous quand notre passé a été manufacturé ? C’est un monde où la trahison est une stratégie orchestrée et où la seule manière de sauver une civilisation est parfois de la transformer en l’enfer que l’on fuit.